Face à la multiplication des statuts : agrément, déclaration, autorisation, certification, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver lorsqu’on souhaite faire appel à un service à la personne. Pourtant, vérifier l’agrément d’un service à la personne avant de signer un contrat est une étape essentielle pour sécuriser son choix, garantir la qualité des prestations et s’assurer de pouvoir bénéficier des avantages fiscaux liés au secteur.
Ce guide fait le point sur ces différents statuts et sur les outils officiels permettant de les vérifier.
L’agrément de service à la personne est une autorisation administrative délivrée par l’État à un organisme souhaitant exercer certaines activités relevant du secteur SAP (services à la personne). Il ne concerne pas l’ensemble des 26 activités reconnues par le Code du travail, mais uniquement celles destinées aux publics les plus fragiles : jeunes enfants, personnes âgées ou en situation de handicap.
Depuis une réforme de 2017, l’agrément n’est plus systématiquement exigé pour les prestations dites « courantes » comme le ménage ou le repassage ; il reste en revanche obligatoire dès lors que l’intervention touche aux actes essentiels de la vie quotidienne d’une personne fragile (aide à la toilette, préparation des repas pour une personne en perte d’autonomie, garde de jeunes enfants). Cette nuance mérite d’être gardée à l’esprit face à des offres qui entretiendraient une certaine ambiguïté sur leur statut réel.
Pour l’obtenir, l’organisme doit respecter une condition d’activité exclusive ainsi qu’un cahier des charges précis fixé par la réglementation. Une fois délivré, l’agrément a une portée départementale et reste valable cinq ans, renouvelable sous conditions.
Il est d’ailleurs tout à fait possible de demander à un prestataire de présenter une copie de son agrément, qui précise sa durée de validité et les activités couvertes.
Ces trois notions sont souvent confondues alors qu’elles répondent à des logiques différentes.
La déclaration d’activité est la démarche qui ouvre le droit aux avantages fiscaux et sociaux pour les clients d’un organisme de services à la personne ou même d’un indépendant, notamment le crédit d’impôt de 50% sur les sommes versées. Elle peut concerner chacune des 26 activités du secteur et n’est, en elle-même, soumise à aucune condition particulière liée au public accompagné. Sans cette déclaration enregistrée, ni l’agrément ni l’autorisation ne suffisent à faire bénéficier les clients d’un avantage fiscal.
Vérifiez donc toujours cette première déclaration dès que vous souhaitez faire appel à une aide à domicile quelle qu’elle soit, dans le cadre des services à la personne.
L’agrément, lui, est exigé pour les activités exercées auprès d’enfants de moins de trois ans, d’enfants handicapés de moins de dix-huit ans, ou de personnes âgées et handicapées en mode mandataire. Il garantit que l’organisme dispose des moyens humains et matériels nécessaires pour intervenir auprès de ces publics, et qu’il accepte de se soumettre à des contrôles réguliers de l’administration.
Au-delà de la simple formalité administrative, l’agrément engage l’organisme sur la durée. Il implique le respect d’un cahier des charges portant sur les conditions de fonctionnement, la continuité du service et l’évaluation régulière des prestations délivrées.
L’organisme agréé doit également transmettre à l’État un état d’activité trimestriel ainsi qu’un bilan annuel, et respecter la condition d’activité exclusive qui l’engage à ne pas exercer d’activités étrangères à celles mentionnées dans sa demande.
L’autorisation, enfin, concerne un périmètre plus restreint : l’assistance aux personnes âgées ou handicapées, la conduite de leur véhicule et leur accompagnement en dehors du domicile, lorsque ces prestations sont exercées en mode prestataire. Contrairement à l’agrément et à la déclaration, elle n’est pas délivrée par l’État mais par le Conseil départemental, dans le cadre d’appels à projets encadrant les services autonomie à domicile.
Le cahier des charges est aussi national.
Ce statut a une portée concrète pour les familles : seuls les services autorisés peuvent être intégrés dans un plan d’aide financé par des dispositifs publics comme l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la Prestation de compensation du handicap (PCH).
Pour reconnaître un organisme autorisé, il suffit généralement de rechercher la mention de son arrêté d’autorisation sur ses supports de communication, ou de consulter la liste officielle publiée par le conseil départemental concerné.
Vous pouvez aussi faire une vérification sur Nova (voir plus loin dans l’article).
Au-delà de l’agrément, de la déclaration et de l’autorisation, qui relèvent tous d’une obligation réglementaire encadrée par l’État ou le département, il existe une démarche volontaire supplémentaire : la certification qualité, de type NF Service délivrée par AFNOR ou de certification ISO. Un organisme peut choisir de faire certifier ses pratiques par un tiers indépendant tous les 5 ans.
La certification qualité n’est pas obligatoire et ne remplace ni l’agrément ni l’autorisation, mais elle constitue, pour les familles, un repère supplémentaire sur le sérieux et la structuration d’un organisme.
Depuis 2022, la Haute Autorité de Santé (HAS) a défini un référentiel national d’évaluation de la qualité pour les services d’aide et d’accompagnement à domicile, progressivement généralisé au secteur. Cette évaluation est obligatoire tous les 5 ans. Mais grâce à ce référentiel, les organismes peuvent maintenant mener une auto-évaluation sur la base des critères définis par la HAS, avant l’évaluation officielle réalisée par un tiers.
Cette auto-évaluation permet à la structure d’analyser ses propres pratiques au regard du référentiel national (qualité de l’accompagnement, formation des intervenants, continuité de service, gestion des réclamations) et d’identifier ses axes d’amélioration.
C’est la démarche que l’ASA Groupe a engagé en 2024, afin d’auto-évaluer la qualité de ses services, avant des démarches de certification officielles.
Avant de choisir un prestataire, il est possible de vérifier son statut en quelques clics grâce à l’annuaire officiel des organismes de services à la personne, alimenté par la téléprocédure Nova. Cet outil recense l’ensemble des structures déclarées et/ou agréées, avec un moteur de recherche par activité et par ville, permettant de trouver rapidement l’organisme le plus proche de son domicile.
Sur le terrain, quelques réflexes simples permettent aussi de vérifier la fiabilité d’un prestataire : le numéro d’agrément ou de déclaration doit figurer sur les devis et les factures, aux côtés des coordonnées de l’organisme.
L’absence de cette mention doit alerter, tout comme l’absence de référencement dans l’annuaire Nova. Il est également possible, en cas de doute persistant sur une autorisation départementale, de contacter directement le service compétent du conseil départemental concerné.
Pour un organisme, la démarche se réalise exclusivement en ligne, via la plateforme Nova, qui centralise à la fois les demandes de déclaration et d’agrément d’entreprise de service à la personne, qu’il s’agisse d’une société, d’une association ou d’un auto-entrepreneur. La première étape consiste à créer un compte, puis à identifier précisément les activités SAP concernées et le mode d’intervention envisagé (prestataire, mandataire ou mise à disposition).
Le dossier de déclaration reste relativement simple : identification de la structure, liste des activités exercées, adresse des établissements. La demande d’agrément, en revanche, nécessite des pièces complémentaires sur les moyens humains et matériels mobilisés, ainsi que les qualifications du personnel. Une fois le dossier complet transmis, généralement par lettre recommandée avec avis de réception ou via la téléprocédure elle-même, l’administration dispose d’un délai d’instruction à l’issue duquel le silence gardé vaut acceptation.
L’ASA Groupe est un organisme autorisé par le Conseil départemental de l’Ardèche et de la Haute-Loire pour ses services d’aide à la personne qui comprennent : aide au ménage pour tous, aide au lever/coucher, aide à la toilette, aide à la prise et préparation des repas, accompagnement véhiculé, aide aux courses pour les personnes en perte d’autonomie (personnes âgées ou en situation de handicap). Ses services permettent l’obtention d’un crédit d’impôt et sont finançables avec les aides APA et PCH.
Besoin d’une aide à domicile en Ardèche ou Haute-Loire ? L’ASA est là pour vous !