Prise en charge de la maladie d'Alzheimer en EHPAD : soins, quotidien et aides financières

Une fois la décision d’une entrée en établissement prise, une nouvelle question se pose souvent aux familles : comment se déroule concrètement la prise en charge de la maladie d’Alzheimer en EHPAD ? Entre le suivi médical, les activités du quotidien, la gestion des troubles du comportement et le financement du séjour, plusieurs dispositifs se combinent pour accompagner au mieux la personne malade.

Faisons le point ensemble sur le fonctionnement des EHPADs, pour les familles qui ont déjà engagé une entrée en établissement ou qui hésitent encore entre le maintien à domicile et une maison de retraite spécialisée.

Les soins médicaux en EHPAD : qui s'occupe de quoi ?

Le rôle du médecin coordonnateur

Au sein de chaque EHPAD, le médecin coordonnateur supervise le projet de soins de l’ensemble des résidents, en lien avec le médecin traitant de la personne accueillie, qui reste le référent médical principal. Cette organisation à deux niveaux permet d’assurer une cohérence dans le suivi de la maladie d’Alzheimer, notamment lors de l’adaptation des traitements ou de l’apparition de nouveaux troubles.

Ce qui est pris en charge par l'assurance maladie

Le volet soins d’un séjour en EHPAD est intégralement couvert par l’assurance maladie pour les personnes atteintes, quel que soit le niveau de dépendance de la personne. Cette prise en charge concerne les actes médicaux, les soins infirmiers et le suivi paramédical, et vient s’ajouter aux tarifs hébergement et dépendance évoqués par ailleurs.

Des activités quotidiennes adaptées à chaque stade de la maladie

Le PASA, un accueil de jour au sein de l'établissement

De nombreux EHPAD disposent d’un pôle d’activités et de soins adaptés (PASA), un espace dédié qui accueille en journée les résidents présentant des troubles du comportement modérés liés à la maladie d’Alzheimer. Ce dispositif propose des activités sociales et thérapeutiques pensées pour stimuler la mémoire et maintenir le lien social, dans un cadre rassurant distinct du reste de l’établissement.

Les unités spécialisées pour les troubles plus sévères

Pour les résidents dont les troubles sont plus marqués, certains établissements s’appuient sur des unités dédiées (unités de vie protégées, unités d’hébergement renforcé), dont le fonctionnement et les critères d’admission sont détaillés dans l’article de l’ASA consacré aux maisons de retraite spécialisées Alzheimer.

Gérer les troubles du comportement et les risques de fugue

Les troubles du comportement (déambulation, agitation, désorientation, tentatives de fugue) font partie des situations les plus délicates à accompagner. Les EHPAD spécialisés dans la prise en charge d’Alzheimer mettent en place plusieurs réponses complémentaires :

  • une architecture sécurisée limitant les risques de sortie non accompagnée, sans donner un sentiment d’enfermement
  • un personnel formé à la communication adaptée et à la gestion des situations d’agitation
  • un projet de soins individualisé, réévalué régulièrement selon l’évolution de la maladie
  • une coordination avec la famille, souvent la mieux placée pour repérer les signes annonciateurs d’un épisode de crise.

Financer la prise en charge en EHPAD pour les malades d’Alzheimer : quelles aides ?

Le coût d’un séjour en EHPAD reste une préoccupation centrale pour les familles, mais plusieurs dispositifs permettent d’en réduire le poids :

  • l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en établissement, qui couvre une partie du tarif dépendance selon le niveau de perte d’autonomie
  • l’aide sociale à l’hébergement (ASH), versée par le conseil départemental lorsque les ressources de la personne ne suffisent pas à couvrir le tarif hébergement
  • une réduction d’impôt de 25 % des dépenses supportées, dans la limite de 10 000 € par an et par personne hébergée.

Le détail des tarifs moyens et le fonctionnement précis de ces aides sont présentés dans l’article de l’ASA sur le choix d’une maison de retraite spécialisée Alzheimer, qui propose un tableau comparatif complet.

Vers qui se tourner en Ardèche, Loire et Haute-Loire ?

Au-delà des équipes de l’EHPAD, plusieurs structures locales accompagnent les familles et les aidants dans leurs démarches et leurs questions au quotidien :

Département

Association

Coordonnées

Ardèche

France Alzheimer Ardèche

760 route de Montélimar, 07200 Saint-Didier-sous-Aubenas — 04 75 36 34 67

Loire

France Alzheimer Loire (antennes Pilat, Saint-Étienne, Roanne)

Siège à Saint-Étienne

Haute-Loire

France Alzheimer Haute-Loire

43000 Aiguilhe — 04 71 09 17 94

 

Ces associations proposent écoute, information et ateliers de soutien aux aidants. Le CCAS de la commune et l’assistante sociale de l’EHPAD restent par ailleurs des interlocuteurs de proximité pour toute question administrative liée au financement du séjour.

La prise en charge de la maladie d’Alzheimer en EHPAD repose sur une combinaison de suivi médical, d’activités adaptées et de dispositifs financiers qui, une fois bien identifiés, permettent d’aborder cette étape avec plus de sérénité.

Pour les familles qui hésitent encore entre le maintien à domicile et l’entrée en établissement, l’ASA propose deux ressources complémentaires : un article sur les critères pour envisager une maison de retraite spécialisée, et un autre sur les conditions permettant à une personne atteinte d’Alzheimer de continuer à vivre seule chez elle.

Dans tous les cas, l’ASA accompagne les familles d’Ardèche, de Loire et de Haute-Loire à chaque étape de ce parcours, du maintien à domicile jusqu’à la transition vers un établissement adapté.

Besoin d’un accompagnement pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer en Ardèche ou dans le sud de la Loire ? L’ASA est là pour vous !