La téléassistance est un service destiné à sécuriser le maintien à domicile des personnes âgées ou en perte d’autonomie. Concrètement, il s’agit d’un dispositif relié à une plateforme d’écoute disponible 24h/24 et 7j/7.
La personne équipée porte généralement un médaillon ou un bracelet. En cas de besoin, elle peut entrer en contact avec un opérateur qui évaluera la situation et déclenchera une intervention adaptée (proche, voisin, services de secours…).
Ce type de service de téléassistance à la personne, qui peut être installé en plus d’aménagements sécuritaires du logement, permet ainsi de rester chez soi en toute sécurité, tout en rassurant les proches.
Le fonctionnement est pensé pour être le plus simple possible, même en cas d’urgence.
En cas de chute, de malaise ou de situation inquiétante, il suffit d’appuyer sur un bouton déclencheur présent sur le bracelet ou le pendentif. Un appel est alors automatiquement envoyé vers une centrale de téléassistance.
Un professionnel prend immédiatement contact avec la personne, évalue la situation et décide des actions à mettre en place :
Ce système permet une réactivité rapide, essentielle pour limiter les conséquences d’un accident à domicile.
La téléassistance s’adresse en priorité aux personnes âgées qui souhaitent rester vivre chez elles en toute sécurité, malgré une perte d’autonomie à domicile avérée, c’est-à-dire mesurée à partir de la grille AGGIR, le référentiel de la perte d’autonomie en France.
De manière générale, un système de téléassistance est particulièrement recommandé dans plusieurs situations :
Ce dispositif peut également concerner les personnes en situation de handicap, pour lesquelles la sécurisation du quotidien à domicile est essentielle. Pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, le dispositif peut être adapté avec un système de géolocalisation.
Au-delà de l’utilisateur lui-même, la téléassistance apporte aussi un véritable soulagement aux aidants. Savoir que votre proche peut alerter une assistance rapidement en cas de problème permet de réduire l’anxiété liée à l’isolement.
👉 L’objectif reste toujours le même : sécuriser le maintien à domicile, tout en préservant l’autonomie le plus longtemps possible.
Il existe aujourd’hui plusieurs formes de téléassistance, adaptées aux besoins et au mode de vie de chaque personne.
C’est la solution la plus classique. Elle repose sur un boîtier installé au domicile, relié à une ligne téléphonique ou à internet, et à un bouton d’alerte porté par la personne.
Elle est idéale pour les personnes qui passent la majorité de leur temps chez elles.
Plus récente, la téléassistance mobile fonctionne grâce à un dispositif équipé d’un GPS. Elle permet d’alerter en cas de problème même à l’extérieur du domicile.
Elle convient particulièrement aux personnes encore autonomes, qui continuent de sortir régulièrement.
Certains équipements intègrent une technologie capable de détecter automatiquement une chute, sans que la personne ait besoin d’appuyer sur le bouton déclencheur.
Ce type de service est recommandé pour les personnes les plus fragiles, notamment en cas de risque élevé de chute.
Le conseil départemental (anciennement conseil général) joue un rôle central dans l’accompagnement des personnes âgées en France, notamment pour favoriser le maintien à domicile.
En revanche, il n’existe pas, dans la majorité des cas, d’aide spécifique dédiée uniquement à la téléassistance. Le financement de ce type de service passe généralement par des dispositifs plus globaux liés à la perte d’autonomie.
La téléalarme peut ainsi être prise en charge, en partie ou en totalité, via des aides comme l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Celle-ci permet de financer différents besoins à domicile, dont les équipements visant à sécuriser la personne.
👉 Concrètement, pour bénéficier d’une aide financière à la téléassistance, il faut donc passer par une demande auprès du conseil départemental, qui évaluera la situation globale de la personne.
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est l’aide versée par le conseil départemental, après évaluation du niveau d’autonomie de la personne (grille AGGIR). Elle s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus qui rencontrent des difficultés dans les gestes du quotidien, autrement dit en situation de perte d’autonomie à domicile.
Son objectif est clair : permettre aux bénéficiaires de continuer à vivre chez eux dans de bonnes conditions, en finançant les aides et les équipements nécessaires.
L’APA peut ainsi couvrir différents besoins : aide à domicile, aménagement du logement, ou encore mise en place d’un service de téléassistance.
Lorsque la demande d’APA est acceptée, un plan d’aide personnalisé est mis en place. Ce plan tient compte de la situation globale de la personne et de son niveau de dépendance, évaluées en amont par l’équipe médico-social du département, selon les critères de la grille AGGIR.
Dans ce cadre, la téléassistance peut être intégrée comme une solution pour sécuriser le maintien à domicile, notamment en cas de risque de chute ou de malaise.
Le montant de l’APA globale dépend alors :
👉Résultat : la prise en charge de la téléassistance peut être partielle ou, dans certains cas, couvrir une grande partie du coût du service.
Les demandes de l’allocation personnalisée à l’autonomie se font généralement auprès du département de résidence de la personne (en ligne ou par courrier). Les formulaires de demande sont néanmoins disponibles dans plusieurs lieux comme les accueil France Services, les CCAS, les mairies.
Pour les résidents d’Ardèche, Loire et Haute-Loire, voici les liens pour savoir comment faire votre demande d’APA et où l’adresser :
La prestation de compensation du handicap (PCH) est une aide destinée aux personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge sous certaines conditions.
Contrairement à l’APA, elle ne dépend pas uniquement de l’âge mais du niveau de handicap et des besoins spécifiques liés à la perte d’autonomie.
Dans certains cas, la PCH peut financer des dispositifs permettant de sécuriser le maintien à domicile, comme la téléassistance. Cette aide reste toutefois plus ciblée et concerne des situations particulières.
Pour cette financière, il faut généralement s’adresser aux Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).
En complément de l’APA ou de la PCH, d’autres dispositifs peuvent contribuer à réduire le coût d’une téléassistance.
Certaines caisses de retraite proposent des aides pour favoriser le maintien à domicile, notamment pour leurs assurés les plus fragiles.
Les mutuelles peuvent également prévoir des participations, selon les contrats.
Enfin, les centres communaux d’action sociale (CCAS) peuvent orienter vers des aides locales ou des dispositifs spécifiques mis en place par les communes.
En plus des aides financières publiques et privées, un crédit d’impôt est possible pour le reste à charge de l‘abonnement et de l’équipement de téléassistance, ce système étant considéré comme une aide à domicile.
Le coût d’une téléassistance dépend du type de service choisi et des options associées.
En général, il faut compter :
Sans aide financière, le prix peut représenter un budget non négligeable sur l’année. C’est pourquoi il est important de se renseigner sur les dispositifs existants pour alléger ces dépenses.
Pour mettre en place une téléassistance avec un soutien financier, plusieurs étapes sont nécessaires.
La première consiste à faire une demande d’aide, le plus souvent dans le cadre de l’APA ou, dans certains cas, de la PCH.
Il est possible de s’adresser directement :
Une équipe médico-sociale évalue ensuite la situation à domicile afin de déterminer les besoins réels.
Une fois le plan d’aide validé, la mise en place du service de téléassistance peut être organisée avec un prestataire adapté.
Elle peut être prise en charge en partie via l’APA ou d’autres aides, selon la situation. Un crédit d’impôt de 50% est ensuite applicable sur le reste à charge.
Le coût varie généralement sous forme d’abonnement mensuel, avec des options selon les besoins. On peut estimer le coût mensuel entre 20 et 50€ pour l’abonnement.
Les personnes âgées de 60 ans et plus en perte d’autonomie, évaluée selon la grille GIR.
Oui, dans certains cas, plusieurs aides financières peuvent être combinées.
Le conseil départemental ou le CCAS de votre commune sont les premiers interlocuteurs.
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